[Imajica] Une nouvelle larme apparait.

La lutte contre Sens est à son commencement. Rejoignez la Résistance !

Re: [Imajica] Une nouvelle larme apparait.

Messagepar Dasmask » 20 Juil 2017, 11:14

C'est génial comme manière de faire. J'adore! Sinon peux-tu m'envoyer en mp ton explication du pourquoi son simulacre se transforme en quadrillas? Je n'ai pas bien compris pourquoi lui et pas un autre, le rapport avec la tornade et graveur. Merci.
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Re: [Imajica] Une nouvelle larme apparait.

Messagepar imajica » 27 Juil 2017, 15:46

Bonjour, merci pour ta réponse. Je n'ai pas de soucis avec le fait de modifier en douce la fiche de ma joueuse (surtout en ce qui concerne les points d'Ombre-énergie, j'aime beaucoup l'idée) et j'aime bien la transformation progressive avec les parties d'armure qui se retirent.

Mon hésitation à faire de ce personnage un Quadrilla est surtout par rapport à son rôle dans le groupe. Ce Bug est déjà assez solitaire et il commence un peu à s'ouvrir aux autres, du coup j'ai peur qu'en faire un Quadrilla ne le renferme à nouveau dans son isolement... Mais j'ai bien compris que je pourrai changer en cours de route si j'ai des doutes.

Pour qu'on sache ou j'en suis je précise que j'ai lu tous les bouquins et écoutés tous les podcasts (même si je ne me considère pas comme un expert hein^^) donc :

*** ATTENTION SPOILER ***

Je sais que ce n'est pas forcément le Bug infecté qui est obligé de devenir un Quadrilla mais à titre personnel je tiens à ce que le virus y ai sa part.

1 ) D'abord parce que j'aime beaucoup le fait que ce soit un organisme trouvé sous la glace du Pôle Nord (comme c'est indiqué je crois dans Cosmo) ce qui pour moi suggère un lien entre ce virus et les Myriadiens qui débarquent sur Terre à la fin de Néant. Du coup mon interprétation personnelle est que ce virus serait soit un micro-organisme originaire de Myriade soit carrément de l'Acide ; et je penche pour cette option là à cause des propriétés que j'ai l'impression de "voir" dans l'Acide.

J'aime l'idée de l'Acide (ou plutôt de la Négation) parce que contrairement à son nom elle ne détruit pas les éléments mais les transforme et les enrichit. Sur Myriade, elle transforme l'Eau en Glâce, le Feu en Foudre etc... La Négation, même si elle est une menace, apporte aussi une complexité supplémentaire aux éléments qui constituent le monde. Cette idée d'une matière qui transforme les autres me plais et j'ai l'impression qu'elle se raccorde bien avec le fait qu'il existe différents types de Philonite ou de "matières qui se comportent comme la Philonite" dans le monde de Sens.

De mémoire il existe au moins deux types de Philonite (celle trouvée dans l'espace et celle possédée par la Cellule), auxquelles il faut ajouter l'ombre-Philonite qui constitue les Quadrillas et (peut être) la Métallite. Que ces différentes variations d'une matière ayant tant de propriétés similaires soit causées par la Négation/L'acide/Emmanuel Macron/etc... bref une matière capable de modifier les autres ne me semble pas inenvisageable. C'est pourquoi j'aime l'idée qu'il faille que la Philonite qui constitue les Bugs soit d'abord en contact avec quelque chose, une substance, qui "lui rappelle" ou "éveille" sa propre capacité à changer de nature. Et c'est donc pour ça que j'aime à penser que l'exposition au virus de Néméo joue un rôle dans la transformation du Bug en Quadrilla.

L'origine du virus est inconnue de Néméo bien sur, qui se contente de faire joujou avec "ses" découvertes.

2) D'un point de vue plus personnel et aussi par rapport à l'histoire globale de Sens, l'existence de ce virus "m'embête". Depuis que j'en ai entendu parler j'ai voulu lui donner du sens et le raccrocher à l'histoire générale du jeu. C'est pour cela que j'y ai fait mention dans les deux épreuves précédentes, d'abord en en faisant la base d'un agent anti-rejet crée par Néméo (qui a pour effet secondaire des pertes de mémoire et une augmentation de la suggestibilité, mais les Bugs ne le savent pas encore), puis en voulant le lier à la transformation du Bug en Quadrilla.

Pour résumer je dirai que j'ai mordu complètement à un appât qui ça se trouve n'a même pas été posé au bout d'une ligne. Le virus, et son lien géographique avec le débarquement des myriadiens est "trop gros" pour moi. Le jeu en dit trop ou pas assez, et si je ne le raccroche pas à l'histoire générale du jeu on se retrouve avec un "truc" jamais résolu qui pendouille sans rapport avec le reste de l'histoire et qui ... et bien, "m'embête", comme un trou dans une chaussette ou une dent qui bouge.

C'est pour cette raison, par exemple, que je ne jouerai pas un scénario supplémentaire comme "Ate Templum". Même si le scénario à l'air intéressant, la survenue de cette créature bizarre au cours d'un scénar dont on n'entend plus jamais parler ensuite "m'embête" comme le putain d'ours polaire dans "Lost".
À ce moment, deux personnes entrèrent dans la pièce. Le premier demanda au second qui était l'homme qui était assis là-bas. Le second répondit : "Certains disent que c'est un homme saint. D'autres disent que c'est un con."
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Re: [Imajica] Une nouvelle larme apparait.

Messagepar Gambbler (Vincent) » 27 Juil 2017, 16:05

Rom à bien précisé qu'il comptait faire d'autres jeux... Peut être seront ils liés à cet univers.... Connaissant le Bougre je dirais même que cela est certain... Le Val déjà est extrêmement lié à Sens... Peut être Vade Mecum le sera t il aussi.... Et les suivants....
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Re: [Imajica] Une nouvelle larme apparait.

Messagepar DevilMcam (Camille) » 27 Juil 2017, 16:54

Ce qui est beau avec Sens c'est que tout se raccroche et se décroche à la perfection. (et La plupart des théories divergentes ne sont même pas exclusives)

Par exemple la fameuse créature on en entend plus parler... jusqu’à Chaos, quand on rend une petite visite au Lion.

Pour la philonite je ne suis pas certain qu'il y ai tant de distinctions. Philonite/métalite je suis d'accord, Pour la différence entre la philonite de l'espace et celle de la cellule, elles sont pour moi identiques, toutes les reliques de la cellules venant "de l'espace". La philonite étant une matière changeante par essence elle n'est pas non plus très différente de l'ombre philonite.

D'ailleur le terme changeante est utilisable dans les deux sens : la philonite se change elle même pour correspondre à ce que l'on en attend, mais elle change également ce qu'elle "touche" un peu comme l'acide en quelque sorte. D’ailleurs si l'on en crois classiss, la philonite viens de la pierre du désespoir absolu qui (ok mon néant est un peu faible) si je ne m'abuse n'est autre que de l'acide cristallisé.

Il y à un poste qui traite de Vade Mecum quelque part et on y retrouve un petit peu nos chers amis...
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Re: [Imajica] Une nouvelle larme apparait.

Messagepar imajica » 20 Sep 2017, 22:39

Nous avons joué l'épreuve de Graveur il y à bientôt trois semaines. Je ne vais pas m'étendre trop sur le déroulement de l'épreuve car nous l'avons joué quasiment "by the book". Les seuls éléments que j'ai rajoutés sont des descriptions des lieux de la Nouvelle York et des détails sur les œuvres de Graveur. Je me suis servi de ces œuvres pour donner aux Bugs un aperçu de la vie des Quadrilla et de la relation entre Graveur et Metatron telle que je me l'imaginai. Le contraste Graveur/Météore fonctionne bien, c'était cool de voir les joueurs se rendre compte que leurs ennemis n'étaient pas seulement des sortes de monstres sans pitié.

Avant cette session de jeu, j'avais eu aussi le plaisir de recevoir mon premier mail de Simulacre. Cloitré en quarantaine dans le laboratoire secret de Vigo Néméo en attendant que sa Resplioïde se régénère, Sélor en a profité pour envoyer un long message à Soren. Il en avait gros sur la patate depuis quelques temps, et il en a profité pour exposer ses doutes et ses questions à Sollipsis, entre autres si ça valait bien le coup de ressentir des sentiments, de s'ouvrir aux autres, si cela était véritablement une force ou une faiblesse. J'ai répondu de mon mieux dans les mots de Soren mais j'avoue que j'avais le cœur qui battait fort à ce moment là^^.

J'ai bien aimé utiliser la musique et les sons durant la partie, ce que je fait rarement hormis le générique. J'ai diffusé des sons d'orchestre qui s'accorde aux abords de la tornade, puis "The sinking of the Titanic" de Gavin Bryars durant l'exploration des lieux (découvert dans un podcast de la Cellule, merci Thomas Munier^^). Lucille a insisté pour diffuser la musique de Sephiroth pendant le combat contre Graveur, et j'ai ajouté les traditionnels applaudissements à la mort du Quadrilla.

Deuxième fois que les Bugs essaient de raisonner un ennemi plutôt que le combattre, mais je ne pouvais vraiment pas laisser Graveur revenir "du bon coté", il était bien trop tard pour lui. Mais du coup les joueurs ont été frustrés et leurs personnages deviennent de plus en plus fatalistes. J'aimerai leur faire comprendre à quel point ils influencent l'histoire, même sans le savoir, en orientant mon écriture des épreuves et le comportement de certains personnages. Le problème évidemment c'est qu'ils n'ont pas de point de comparaison.

Sélor avait été désigné pour être le personnage malade du scénario. Son état s'est dégradé durant le voyage de retour depuis le Pôle Nord et je lui ai envoyé des visions de l'intérieur de la tornade, de ses parents, de la rencontre entre Graveur et Metatron. Preuve de son état lamentable, à l'arrivée au Pôle Sud le Bug pourtant si fier et froid s'est effondré dans les bras de Sollipsis qui l'a accompagné dans l'ambulance jusqu'à l'hôpital. Il a passé l'essentiel de l'épreuve dans une fièvre à moitié hallucinée, se jetant sur un tas de squelettes qu'il pensait être ceux de ses parents. J'y suis allé un peu mollo avec lui durant le jeu, car la joueuse avait l'impression que je m'acharnai un peu sur Sélor.

Je pense que Mya a été la plus affectée par la rencontre avec Graveur. C'est elle qui a achevé le Quadrilla, en utilisant un fait de Cellulis pour se transformer en titan et l'écraser d'une main. Elle commence à se poser des questions sur ces pouvoirs bizarres, et craint de perdre le contrôle. Surtout, elle a été la seule a choisir de prendre une blessure mentale en voyant les dernières sculptures de Graveur (celles qui normalement guérissent l'esprit des Bugs). Cette exposition de l'amour de Graveur pour Metatron l'a blessée, lui rappelant douloureusement la perte d'Akina. Un des faits qu'elle a d'ailleurs rajouté est "J'ai peur que si je ne trouve pas les réponses à la mort d'Akina je ne devienne comme Graveur".

Elle a également fait un truc qui m'a ravi avec ses faits de simulacre. A la fin de la partie, elle a ajouté : "J'avais une relation amoureuse avec Akina". C'est tout con, mais rajouter ce fait nous a tous pris par surprise puisque jusque là sa relation avec Akina n'était pas bien définie. Et révéler comme ça à la fois quelque chose de passé et quelque chose de secret nous à forcé à réagir et à regarder les événements passés sous un nouveau jour. C'est une utilisation vraiment intéressante des faits de Simulacre, à laquelle je n'avais pas pensé du tout. Avez vous déjà eu ce cas dans vos parties ?

Achénar, comme souvent, me laisse perplexe. Durant le combat contre Graveur, il a d'abord utilisé un fait de Cellulis pour essayer de lire ses pensées. Comme la carapace bloque ce genre de pouvoir mais que je voulais quand même "donner du biscuit" au joueur je lui ai fait parvenir des sentiments en provenance de la tornade, ainsi qu'un souvenir : la scène ou Myphos remarque le doute et le mépris sur le visage de Graveur. Apres cela, Achénar a carrément décidé de prendre l'apparence de Metatron pour essayer de raisonner Graveur. La aussi, j'ai beaucoup aimé et Graveur a suspendu son assaut pour prendre le visage d'Achnéar/Metatron dans ses mains et le complimenter sur son art (je l'ai regretté par la suite mais il aurai carrément du l'embrasser en fait). La suite du combat a été plus triste, plus pathétique, par contraste avec les assauts furieux du début. Le personnage a lui aussi été marqué par sa rencontre avec le Quadrilla et ses œuvres, (et probablement l'histoire de Wilfried à propos des Arts Magiques) et un des ses faits est maintenant "Je veux à nouveau créer des œuvres d'art".

Ce qui me chagrine avec ce personnage, c'est qu'il a l'air de se ficher de tout. Je comprend qu'on puisse jouer des personnages qui ne se sentent pas très concernés par la guerre ou la politique par exemple, mais au moins il peuvent avoir des choses à défendre, des projets... du coup j'ai presque envie de lui demander "Pourquoi tu pars en mission avec les autre dans ce cas ?" En plus de ça, le joueur n'est pas très porté sur les sentiments, donc il a du mal a jouer des scènes avec des PNJ's qui lui sont proches, mais en même temps il passe beaucoup de temps à prendre énormément de notes sur le jeu, et du coup pas tant de temps que ça à jouer véritablement. Je ne sais plus si c'est le personnage qui est comme ça où si c'est le joueur qui vit le jeu comme une histoire qu'on lui raconte, ce qui me gène beaucoup.

Les prochaines épreuves seront une tournée de scénarios solos, que je galère un peu à écrire pour l'instant. Je voudrai m'en servir pour leur voler un peu dans les plumes, surtout Achénar que j'aimerai voir s'impliquer un peu plus dans ce qui se passe. Je pense axer chaque épreuve autour d'une question, que je vais frotter sur le visage des joueurs durant trois heures jusqu'à ce qu'ils se bougent un peu^^.
À ce moment, deux personnes entrèrent dans la pièce. Le premier demanda au second qui était l'homme qui était assis là-bas. Le second répondit : "Certains disent que c'est un homme saint. D'autres disent que c'est un con."
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Re: [Imajica] Une nouvelle larme apparait.

Messagepar imajica » 05 Fév 2018, 02:02

Coucou. Ça fait un petit moment que je n’ai pas posté de nouvelles de ma petite table bordelaise. Depuis leur rencontre avec Graveur, j’ai joué une épreuve solo avec chacun de mes Bugs (enfin presque, vous verrez la suite) et plus récemment la rencontre avec les Fragiles.

Brace yourselves. Several tartines are coming (c’est presque un petit déjeuner complet en fait).

SOLO DE MYA

J’ai commencé avec cette épreuve solo qui a tourné autour de la mort d’Akina. Cela faisait plusieurs fois qu’Emilie m’exprimait son sentiment qu’Akina n’avait pas pu avoir l’idée de cambrioler le bureau de Gladius comme ça, sans que l’idée lui soit suggérée, et comme je ne voyais pas de raisons de la décevoir j’ai décidé d’exploiter cette idée pour voir jusqu’où Mya serait capable d’aller pour en savoir plus sur la mort de son amant. Avant le scénario lui même nous avons joué une longue discussion où Mya s’est confiée à Soren. Ses pouvoirs (les faits de Cellulis) l’effraient, elle a peur de perdre le contrôle de ses actes, et elle se rend compte qu’elle prend de plus en plus gout au combat et à la violence. Sollipsis essaie de la rassurer et lui parle longuement de sa vision du monde et de la vision « matérialiste » de Myphos. Elle aborde la notion de faits, et de sentiments. Mya en vient à plaindre le dauphin, sa vision du monde est si froide, si triste. Comment peut-il se tromper si lourdement ?

L’épreuve commence lorsque Mya a reçoit un message de Kentaro — un soldat de Mordyns à qui les Bugs ont sauvé la vie lors d’une précédente mission. Il est tiraillé entre sa loyauté envers la Générale et sa dette envers Mya, mais il a besoin de se confier. Lors d’une convocation dans le bureau de Mordyns pour un motif quelconque, il a pu voir sur son écran que celle-ci était en train de visionner un enregistrement d’Akina pris juste le jour de son départ de la Base. Cette vidéo ne fait pas partie du dossier sur la mort d’Akina, Mordyns ne l’a jamais communiqué. Pourquoi ? Ni une ni deux, Mya décide d’aller cambrioler le bureau de la Générale. Puis, comme elle n’arrive pas à pirater son ordinateur et à accéder au fichier, elle se fait aider par Ared — un agent des renseignements qu’ils ont rencontré à Yuminato. Ensemble, ils rentrent dans l’ordinateur et se rendent compte que Mordyns a des dossiers sur les Bugs, sur les membres du Conseil, avec des informations personnelles, des photos, etc… Elle se méfie de tout le monde !

Mya et Ared récupèrent la vidéo d’Akina et la visionnent : quelques heures à peine avant qu’il ne cambriole le bureau de Gladius, ils voient Akina sortir par une porte de service en haut d’une des tours d’habitations. Il a l’air épuisé, il regarde dans le vide, comme s’il hésitait à sauter. Soudain, quelqu’un s’approche de lui et lui parle. Akina est d’abord surpris, puis s’énerve et finit par chasser son interlocuteur d’un geste énervé. Akina pleure, il murmure le nom de Mya. En bas de l’image, la personne se retourne pour partir : c’est Sollipsis, une expression indéchiffrable sur le visage. Les deux n’en croient pas leurs yeux, mais après avoir fait analyser les mouvements des lèvres d’Akina, ils comprennent que c’est Sollipsis qui a suggéré à Akina de fouiller le bureau de Gladius.

Mya et Ared sont sur le cul, ils ne veulent pas y croire. Mya ne sait pas quoi penser, elle hésite à aller confronter Sollipsis, puis demande à Ared de creuser l’enregistrement. Elle veut être sure. Elle fait des recherches sur comment aurait pu avoir été prise la vidéo et se rend compte que quelqu’un a fait installer plusieurs caméras dans la Base, non enregistrées par les autorités et qui retransmettent leurs images à un terminal quelque part dans la base militaire. Plus tard, elle essaye de retrouver l’endroit que l’on voit sur la vidéo. Par la porte de service, elle tombe sur un couloir qui sert à l’entretien des conduits d’aération et des lumières de la Base, puis sur un vestiaire où une équipe est en train de quitter son quart. Une jeune femme l’aperçoit à la porte du vestiaire et dissimule son visage, l’air coupable. Mya la retient pour lui parler. Mina, c’est le nom de la jeune femme, est rousse — comme Mya — et c’est une amie d’Akina, qui l’a soignée à l’hopital et l’a aidé à se sortir d’un problème personnel. Quelques mois avant sa mort, Akina lui avait confié une boite en métal qu’il voulait garder secrète. Honteuse de n’avoir pas trouvé le courage d’aller lui parler, elle donne la boite à Mya. Dedans la Bug trouve de faux papiers pour elle et Akina, de l’argent liquide, des billets d’avion pour Johannesburg et une photographie d’une maison derrière laquelle est écrit « Bloemfontein ». Mya est abasourdie par sa découverte. Akina avait il prévu de s’enfuir de la Résistance ? Cela lui ressemble si peu…

La jeune Bug n’a pas le temps de creuser plus longtemps la question car elle reçoit un appel d’Ared. La vidéo est un faux. Elle a été trafiquée, et plutôt habilement ! Ils réussissent à remonter la piste d’un certain Dennis Nedry, un informaticien renvoyé des Renseignements qui accepte de nombreux petits boulots illégaux pour de l’argent. Ils se rendent chez Nedry et le trouvent prêt à partir. L’informaticien ouvre sa porte en agitant une boite de croquettes — il appelle son chat — et se fait abattre sous leurs yeux par un sniper. Son appartement a été saccagé, ses ordinateurs détruits. Mya se lance à la poursuite du tireur et grâce à un fait de Cellulis elle l’emprisonne dans un escalier métallique qui lui perce presque les membres. Elle essaye de le faire parler, elle le fait souffrir en resserrant le métal qui lui brise les cotes. Il essaye de se suicider mais Mya l’en empêche et il perd connaissance. Plus tard, ils découvriront que Julian Waterhouse — le sniper — est un membre des forces spéciales. Il travaille pour Mordyns. Qu’est ce qui se passe ? La Générale a-t-elle été manipulée ? Ne sachant pas quoi faire, Mya appelle Soren qui arrive avec une ambulance. Mya ne sais plus ou se mettre : elle a cambriolé illégalement le bureau de Mordyns — ce qui rend les preuves qu’elle a trouvé contre elle difficiles à utiliser — mis Gladius et Ared en porte à faux, failli accuser Soren et peut être causé la mort d’un homme pour élucider la mort d’Akina. Elle réussit tout de même à trouver l’original de la vidéo, caché par Nedry dans le collier de son chat. Sur la vidéo, ce n’est pas Soren qui parle à Akina, mais une étrange personne vêtue d’un costume de théâtre et d’un masque de démon. Qu’est ce que ca veux dire ? Pourquoi Akina a-t-il accepté de parler à cet être si étrange ?

Ce qu’Emilie ne sait pas encore, c’est que le trucage de la vidéo est bel est bien une commande de Mordyns, dans une tentative (un poil mesquine) de monter Mya contre Sollipsis en utilisant la douleur de la mort d’Akina et la paranoïa de la jeune Bug. Raté pour Mordyns, mais finalement les doutes ou les scrupules de Mya vont l’aider à se couvrir pour l’instant.
Ce qu’Emilie ne sait pas non plus, c’est à quel point cette révélation du Kabuki par la véritable vidéo montre en fait ma propre culpabilité d’avoir laissé mourir Akina dans cette première épreuve. En lui montrant cette vidéo je lui dit littéralement : « C’est moi. C’est moi qui ai tué Akina. Je suis désolé » Elle ne comprendra ça que bien plus tard bien sur.

La semaine suivante. Émilie et moi nous sommes retrouvés pour jouer un petit épilogue. Un peu piteuse, Mya demande à Gladius de lui accorder une permission et une autorisation de sortie de la Base. Elle se rend à Johannesburg pour élucider le mystère de la photographie et des billets d’avion. En ville, elle prend contact avec le Docteur Precious Ramatswé, une femme médecin d’une quarantaine d’année qui dirige la Résistance en Afrique du Sud. Avant de partir, Mya avait apprit qu’Akina s’était rendu plusieurs fois à Johannesburg pendant sa formation pour des missions humanitaires, et que les fausses identités correspondent à un compte ouvert dans une banque impériale de la ville. Ramatswe lui raconte comment elle et Akina ont fait des « tournées » dans les villages isolés pour apporter des soins et des médicaments. En voyant la photo de la maison, elle raconte à Mya le souvenir d’une nuit où leur équipe avait était obligé de camper dans cette vieille maison perdue dans le bush. Cette nuit là, Akina a vu pour la première fois un ciel étoilé vraiment dégagé, il a rit et bu autour du feu en écoutant la musique d’une kora jouée par un des Résistants. Plus tard, il a confié au Docteur que ça avait été une des meilleures soirées de sa vie. Le lendemain, Mya et elle se rendent à la maison. Après un voyage en jeep, ils aperçoivent « Bloemfontein ». Le site est très beau. Les collines et les montagnes sont couvertes de hautes herbes, de buissons et de fleurs sauvages et un magnifique arbre en fleur borde la vielle maison. En y entrant, les deux femmes constatent que des travaux ont commencé à y être effectués : la toiture est bâchée, à moitié réparée, le jardin a été nettoyé et la maison est vide mais propre. Cette maison respire le calme, la douceur. Ici, on pourrait vivre en paix. Dans un vieux coffre fort, Mya trouve des factures d’artisan — toujours au faux nom d’Akina — et des relevés de compte de la banque de Johannesburg. Elle trouve aussi un dossier de recherches administratives . Au cours des siècles, le titre de propriété de la maison est passé entre les mains de différentes compagnies d’assurance, dont la dernière a été rachetée par une filiale du groupe Sétra. Un mot signé par Michel semble indiquer qu’il a donné un coup de main à Akina pour retrouver la maison. Pendant qu’elle fouille dans les papiers, Mya vit une expérience étrange. Elle a l’impression de rêver éveillée. Il fait soudainement nuit, un feu brule dans la maison et des gens écoutent de la musique en souriant. Akina est là. Il rit. Il est beau, vivant, heureux. Il est si proche de Mya qu’elle pourrait le toucher. La Bug poursuit Akina qui sort regarder les étoiles. « Si Mya pouvait voir ça » murmure le fantôme devant la voie lactée magnifique. Dans le jardin, le Docteur Ramatswe secoue la jeune somnambule, et la vision s’évanouit. Mya fond en larmes dans les bras du médecin.

De retour en ville, la Bug se rend dans la banque où un compte et un coffre ont été ouvert aux deux faux noms d’Akina et d’elle-même. Dans le coffre, elle trouve une copie de l’ancien acte de propriété de Bloemfontein, et un nouvel acte de propriété cosigné par Michel Sétra. Elle est donc propriétaire de la maison. Dernier coup de poignard de la part du MJ sadique que je suis, le coffre contient aussi la facture d’un bijoutier, pour un bijou commandé qui n’a jamais été retiré. Dans la bijouterie, le vendeur lui remet une magnifique bague de fiançailles (évidemment) dernier cadeau d’Akina qui était peut être le seul des deux à croire que cette guerre aurait un jour une fin et que Mya et lui pourraient vivre paisiblement après tout ca.

J’avoue que j’ai repoussé les limites du « Sens-ta Barbara » avec cette épreuve, mais Emilie et moi avons bien kiffé jouer tout ça et je suis content d’être allé jusqu’au bout avec le coup de la bague etc… Du coup en inter-scénar Mya va commencer à retaper tranquillement la maison sur son temps libre.
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Re: [Imajica] Une nouvelle larme apparait.

Messagepar imajica » 05 Fév 2018, 23:50

Bon je me rend compte que j’ai écrit des kilomètres de textes alors je vais les distiller dans la semaine pour faire genre je ne suis pas un psychopathe mais un être humain parfaitement intégré et fonctionnel. A zut j’ai dit ça tout haut non ? (Plus sérieusement dites le moi si c’est relou de lire des textes aussi longs. De mon coté j’aime bien lire les aventures des Bugs car il y a souvent plein d’idées à picorer et puis c’est comme une bonne série, on ne s’en lasse pas.)

SOLO D’ACHENAR(dans lequel un meneur de Sens essaye de garder son sens de l'humour, et son calme)

Achénar, Achénar, Achénar… Ce perso, ou plutôt ce joueur, va finir par me rendre dingue. Une ou deux épreuves plus tôt, Achénar s’était rapproché de Mordyns et lui avait demandé s’il pourrait l’aider dans ses projets. J’avais donc préparé une petite mission pour Achénar, avec un voyage à Paris pour extrader la famille du Professeur Lyndberg — la scientifique de l’Omicron qu’ils avaient ramené de Yuminato. Lyndberg était en charge du développement d’un projet de drones sous marins pour l’armée impériale : des sonars mobiles, des mines intelligentes, et un autre type de drone non identifié pour l’instant (teasing : voir l’épreuve solo de Sélor). Or, ces drones commencent à devenir dangereux pour le Résistants. Grâce a eux, l’Omicron a détecté et détruit plusieurs relais de communication — qui permettent au subzeris et aux bases de garder le contact — et attaqué des transports de la Resistance. Le problème, c’est que les scientifiques résistants ne vont pas assez vite pour trouver des contremesures, et que le professeur Lyndberg refuse de coopérer. Du coup, idée de Mordyns : kidnappons sa famille et menaçons de lui faire du mal si le professeur ne commence pas à l’ouvrir. Elle enrobe ça dans des termes plus diplomatiques et Gladius — à court de solutions — accepte la mission. C’était pour Achénar l’occasion de faire ses preuves en solo, d’aider la Résistance et d’en apprendre plus sur les méthodes de Mordyns et comment elle tient ses soldats. Avec en bonus des infos sur Paris, du drame, de la romance et même une petite tentation pour le Bug avec un astroport qui — si il avait joué ses cartes comme il fallait — aurait pu le mener loin de la Terre et de cette guerre stupide. Du moins aurait il pu y croire.

Sauf que (vous le voyez venir ?) Achénar a dit non. Ou Stéphane a dit non. Je ne sais plus. Achénar a refusé tout net la mission au nez de Mordyns et au mien qui me suis retrouvé comme deux rond de flan, autant hilare que dégouté. Poubelle, le scénario !

Pour passer le reste de l’après-midi, nous avons joué plusieurs scènes entre le Bug et des PNJs. Mordyns l’a copieusement insulté et l’a quasiment chassé de son bureau à coup de pied dans le cul en le traitant de « putain de fumiste ». Ensuite, il est allé parler à Gladius et a littéralement cassé du sucre sur le dos de Sollipsis durant toute la conversation — Et elle ne nous dit rien… Et nous faisons plus de mal que de bien… Et gnagnagna… — Gladius a failli lui mettre son poing dans la gueule xD ! Il a été à la pèche avec Michel Sétra qui lui a rappelé que ce serait quand même pas mal de se sortir les doigts des fesses pour la Résistance et d’essayer de se rendre utile étant donne qu’ils lui ont quand même sauvé les miches, nourri, logé, blanchi, etc… (J’ai dépensé sans compter ! ). Et il a fait joujou avec Hérane — sa plus ou moins fille adoptive — , Sally — Sauveuse — et Tomas — le gamin qui avait essayé de se jeter d’une tour après avoir lu un poème de Wilfried — qui étaient tranquillement en train de fabriquer une éléphant dirigeable géant volant à l’hélium. Il les a encouragé à continuer et à le tenir au courant de leur progrès.

Ensuite Stéphane m’a proposé une idée qui trottait dans la tête d’Achénar depuis quelques temps : développer un avion furtif pour la Résistance. L’idée serait de commencer à concurrencer l’Omicron sur son terrain — comme eux le fond avec les drones sous marins — et d’avoir un moyen de transport rapide et indétectable pour la reconnaissance, le transport de matériel ou l’attaque. On a ensuite planché un peu ensemble sur une demande de rapport sur l’état des forces aériennes de l’Omicron. Puis sur une demande au Conseil : réassigner le budget et les installations qui étaient alloués à Vigo Néméo à ce nouveau projet d’avion furtif. Dans les inter-scénars et le scenarios suivants, la demande sera acceptée par le Conseil (avec l’appui de Sollipsis qui est vraiment bonne poire) et Achénar préparera son déménagement au Pôle Nord pour aller y développer son projet en solo — avec d’autres ingénieurs et sous la direction d’une élève de Ganymede que je n’ai pas encore développé.

Donc, mis a part que j’ai du mettre presque tout ce que j’avais préparé aux chiottes ça s’est plutôt bien passé (*rire nerveux*) et j’aime assez que le personnage s’investisse ENFIN dans quelque chose qui aide la Résistance. Ca me pose un petit problème de timing puisque je voulais accélérer un peu après les Fragiles pour aller vers la fin de Renaissance, mais bon je devrai arriver à gérer.

Le refus d’Achénar aura bien sur des conséquences que les Bugs découvriront dans la prochaine épreuve. Laissés en roue libre pour accomplir la mission, les hommes de Mordyns ont mené l’opération comme des bourrins. Ils ont tué le gendre de Lyndberg — qui collaborait vaguement avec l’Omicron pour avoir la paix — sous les yeux de la fille de Lyndberg et de son petit fils et j’ai également suggéré que l’un d’eux avait « importuné » la fille de Lyndberg au cour du voyage. Du coup, le professeur Lyndberg va accepter de coopérer avec la Résistance, mais elle gardera pour toujours une dent contre eux et cherchera un moyen de se venger (je ne sais pas encore comment). Ce qu’Achénar aurait du découvrir dans cette épreuve c’est que les hommes et femmes les plus fidèles de Mordyns sont en gros tous très perturbés psychologiquement (anciens toxicomanes, en dépression sévère, sadiques, quasi-psychopathes) et qu’elle se sert des pires penchants de chacun pour les « tenir » à sa botte.

Je me suis aussi décidé (enfin) qu’Achénar serait celui qui finirait Quadrilla. D’une part parce qu’il a la plus grosse rune de Vie, ensuite parce qu’il est celui qui passe le plus de temps dans l’Ombre Monde et y prend le plus de plaisir, mais aussi parce que je pense que le joueur pourrait s’éclater à jouer le « magicien » du groupe (comme le dit Romaric dans un des podcasts) rôle qu’il joue déjà souvent dans les parties. Symboliquement aussi je vois cette transformation comme le prolongement de sa rencontre avec Graveur. Pendant le combat, Achénar à « senti » la Tornade grâce à un fait de Cellulis, puis il a pris l’aspect de Métatron pour essayer de déstabiliser Graveur. Le Quadrilla lui a alors tendrement pris le visage entre les mains en lui disant « Quel artiste merveilleux tu pourrai devenir. » ou quelque chose d’approchant. Dans l’épreuve suivante, Achénar à donc commencé à ressentir quelques « symptômes » étranges annonçant sa future métamorphose. Il se sent super en forme et excité, les gens, les visages des gens lui semblent rayonner de vie et de complexité. Il rêve qu’il vole dans l’Ombre-Monde et il se réveille avec la sensation qu’on lui touche le visage (bizarrement, le joueur n’a pas fait le rapprochement avec Graveur). Je crois que j’aimerai lier sa transformation avec son projet d’avion furtif. Je vois bien Achénar se crasher à cause d’un « accident » étrange à la fin d’une épreuve, puis tout le monde (lui compris) croit qu’il est mort et il reviens à l’épreuve suivante en Quadrilla de Rebirth. Enfin, on verra. Affaire à suivre.
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Re: [Imajica] Une nouvelle larme apparait.

Messagepar imajica » 07 Fév 2018, 23:25

SOLO POUR SELOR

Le Bug est envoyé en mission pour installer un nouveau relais de communication dans une station de recherche près de la fosse des Mariannes. Gladius lui demande de prendre la direction de l’équipe de techniciens et des soldats envoyés en escorte. C’est l’occasion pour Sélor de mettre en avant ses qualités de leader. Gladius prévient aussi le Bug que tant que les communications ne seront pas rétablies, le subzeri sera livré à lui-même. Prudence donc.

Avant de partir, Sélor reçoit une petite visite de Juksparra, un officier radio qu’ils connaissent depuis leur première mission et que Sélor a un peu secoué lors de l’épreuve du Poète — il fermait les yeux sur les actes d’un mec qui revendait les poèmes de Wilfried et d’autres choses. Pour faire la paix, le jeune officier toque à la porte du Bug qui lui ouvre… à poil ! Petite scène bizarre où le PNJ essaye de remercier le Bug —rhabillé entre temps— qui l’a aidé à ouvrir les yeux sur son ami et lui offre une bouteille de rhum, et Sélor toujours très handicapé socialement qui ne sait pas trop quoi faire. Ils finissent tout de même par boire un verre ensemble, deux verres propres ayant mystérieusement apparu dans le placard du Bug qui ne pensait pas en posséder même un seul. Plus récemment, c’est un bougeoir, des bougies parfumées et un cd de Marvin Gaye qui se sont mystérieusement matérialisés dans le même placard… par le truchement de Nedemone « bonjour la subtilité » Classiss, toujours pour dans les bons coups. (C’est ça, fait comme si tu n’y étais pour rien… Je vais te les ambiancer moi, tes parties)

Le voyage en subzeri — le Lysistrata et son Capitaine Stéphane Aris — se passe bien. Sélor fait connaissance avec ses hommes (tous inspirés et nommés d’après les PNJs des deux premiers Alien parce que why not), mais lorsque ils arrivent à la station Challenger Point — construite au bord d’une faille sous marine — l’équipe et le subzeri qui devraient être sur place ont tous disparus. Leur matériel a été déchargé, ils ont commencé les réparations de la station comme prévu, mais ils ne sont visibles nulle part. Détail bizarre, ils semblent avoir essayé de réparer les hauts parleurs internes de la station avant même d’avoir rétabli le générateur. C’est à n’y rien comprendre.

Sélor et l’équipe entament leur mission en se tenant sur leurs gardes et en cherchant des indices sur ce qui s’est passé. Petit à petit, des incidents arrivent dans et hors de la station : les sonars détectent des appareils en approche, mais rien ne bouge dans le secteur hormis des bestioles ; les communications radio sont difficiles, erratiques. En plus de ça, les hommes et femmes de l’équipage se sentent oppressés, enfermés, et certains d’entre eux ont l’impression d’entendre une chanson ou une musique qui vient de l’extérieur de la station. L’ambiance se plombe peu à peu. A un moment, le biologiste marin de l’équipe repère une pieuvre au comportement étrange : elle passe plusieurs fois devant le module d’exploration, elle agite ses tentacules… Au bout d’une ou deux minutes, elle semble se reprendre et s’enfuit vers la faille. Sélor commence par camper hors de la station pour voir si il repère quelque chose qui expliquerai les lectures radar erratiques. Il est en scaphandre, car lorsqu’il était dans la station sans sa Resplioïde il ressentait les même symptômes que l’équipage et avait l’impression d’être « attiré » vers la faille. Il veux voir s’il ressent les même sensations. Il plonge et trouve les restes d’un technicien de la Resistance — un des hommes d’équipage manquants. Il a été attaqué par une des créatures qui se terre dans les creux de la faille. Mais pourquoi s’est il éloigné de la station ?

Les signaux bizarres des sonars continuent, et les membres de l’équipage sont sur les nerfs. Les hauts parleurs de la station grésillent et hurlent une chanson : « We gotta get out of this place… ». Il faut se tirer d’ici. A nouveau à l’extérieur, Sélor aperçoit encore la fameuse pieuvre. Elle nage devant lui et agite ses tentacules de façon frénétique (et là imaginez votre MJ mimant la pieuvre pour avoir une bonne représentation de la scène autour de la table). Elle… montre quelque chose ? La pieuvre le regarde et le temps semble se suspendre. L’animal le regarde véritablement. La sensation est très bizarre. Lorsqu’il reprend ses esprits, le Bug aperçoit un mouvement du coin de l’œil. Ce n’est pas vivant — d’après sa Resplioïde — c’est une machine ? Il se lance à sa poursuite, finit par la rattraper et la mettre hors-service. C’est un drone sous marin, un modèle qu’ils n’avaient encore jamais vu. Sélor le ramène à la station pour que les Résistants du Pole Sud puissent l’analyser plus tard.

Peu après, les communications deviennent plus claires entre la station et le subzeri. Le Lysistrata reçoit un message de détresse du Zénon — le subzeri qui les a précédé et qu’ils auraient du retrouver en arrivant à la station. Le Zénon a été attaqué par un subzeri impérial et a subit des dommages, ils ont besoin d’assistance. Sélor et le Lysistrata se rendent à la rencontre du subzeri. La zone est accidentée, pleine de fumées et de crevasses. Sélor décide de partir en éclaireur mais lorsqu’il arrive aux coordonnées données par le Zénon, il n’y a rien. Aucune trace de l’appareil. Le Bug reçoit un message. Le Lysistrata est attaqué, une douzaine de subzeris est en train de le torpiller ! Sélor fonce pour rejoindre le Lysistrata. Il a été touché. La pieuvre refait son apparition , elle s’agite. Un appareil ennemi surgit lentement de derrière un panache de fumée, entouré d’une dizaine de drones similaires à celui détruit par Sélor. Le Bug préviens le Lysistrata : il n’y a qu’un appareil, les autres sont des leurres créés par les drones, mais le Capitaine paniqué explique à Sélor que le guidage des missiles n’arrive pas à distinguer l’appareil ennemi des illusions. Le Lysistrata est touché par une torpille. Il prend l’eau. Encore un tir comme ça et ils sont foutus ! Sélor demande alors au Capitaine de se fixer sur son signal et de lancer une salve de torpilles droit sur lui. Le Bug se poste contre la paroi du subzeri ennemi. Le Lysistrata fait feu. Les torpilles se rapprochent. Au dernier moment, le Bug glisse dans l’Ombre-Monde. Il reste là, dans les ombres-eaux paisibles, pendant quelques secondes, puis rejoint la réalité. La tactique a réussi. L’appareil ennemi est détruit et le Lysistrata et son équipage sont sauvés.

Le Bug est quelques plongeurs inspectent les débris de l’appareil ennemi pour récupérer tout ce qui pourrait intéresser les services de la Resistance. Près de l’épave, le Bug trouve le cadavre déchiqueté de la pieuvre. Il inspecte les restes de la créature et dans son système digestif il trouve des débris de métal brillant et deux perles de nacre grosses comme des balles de ping-pong. L’une d’elle est légèrement fêlée. Le Bug les glisse dans une poche de sa combinaison et les oublie.

L’équipe finit d’installer le relais de communication, répare sommairement le subzeri pour qu’il tienne le voyage de retour et fichent le camp de Challenger Point. La mission est un succès, Sélor a sauvé son équipe, et Le Capitaine Arris ne tarira pas d’éloges à son sujet auprès de Gladius. Lorsque le Bug cherchera les deux perles de nacres dans ses poches, quelques heures plus tard, celles-ci se sont volatilisées.

Un scénario où je me suis bien marré à mimer la pieuvre et à incarner des PNJs au bord de la crise de nerfs. Sélor a eu l’occasion de se montrer badass et héroïque, ce qui a remonté son estime de lui un peu malmenée depuis le Pole Nord et Graveur. Comme vous l’avez sans doute compris, les fameux « incidents étranges » étaient un mélange de l’action des drones de l’Omicron — qui voulaient embrouiller le Lysistrata et l’attirer dans un piège — et d’un Fragile « fêlé » qui s’était fait bouffer par une pieuvre (ce sont des choses qui arrivent) et qui luttait désespérément pour qu’on l’en extirpe.

La suite plus tard, avec les Fragiles justement.
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Re: [Imajica] Une nouvelle larme apparait.

Messagepar imajica » 08 Fév 2018, 22:54

LES FRAGILES

Pour cette épreuve j’ai fait quelque chose que j’aime bien faire, c'est-à-dire combiner plusieurs idées. L’épreuve est donc un mix de celle des Fragiles telle qu’elle est décrite dans Renaissance et de celle de Visage développée par Tom sur ce forum et évoquée dans le podcast des Rolistes dans la Cave sur Final Fantasy. Je ne suis personnellement pas un gros joueur de ce jeu, mais la description — et plus tard le visionnage — de cette scène de « sending » m’ont fasciné de beauté, ainsi que la musique, et j’avais envie de le faire vivre a mes Bugs. N’étant pas hyper à l’aise avec la rencontre avec les Quadrillas telle que décrite dans Visage, je me suis dit que ca pourrait être intéressant d’allier cette idée à la découverte des Fragiles.

Après avoir été séparés pendant au moins deux mois, les Bugs se retrouvent au Pole Sud. Ils ont tous les trois été assez occupés avec leurs épreuves et projet en solo et ont beaucoup de choses à se raconter. Une fois la tournée des nouvelles achevée, ils se retrouvent dans le bureau de Gladius, où le Général et Soren les attendent pour leur confier une nouvelle mission.

Une équipe de Résistants en mission quelque part en Europe a entendu plusieurs histoires à propos d’une jeune fille qui posséderait d’étranges pouvoirs. D’après les Résistants, ces récits courent depuis quelques mois parmi les quelques populations qui vivent dans les « territoires inoccupés », des gens qui — comme ceux rencontrés lors de l’Epreuve d’Akina — ont retrouvé un style de vie plus ancien dans des régions sauvages de la planète. La Résistance entretient encore des liens avec ces populations — pour des raisons humanitaires et tactiques — et ces rumeurs courent sur toute une partie de l’Europe et de L’Afrique ; jusqu’en Afrique du Sud où Mya en a entendu parler par le Docteur Ramatswé (en interscénar). Les Résistants ont réussi a remonter l’origine de ces rumeurs jusqu’à l’ile de Soukhna, dans l’ancienne Méditérannée, où ils ont effectivement pu rencontrer une jeune fille d’une vingtaine d’années vivant dans un village de pécheurs installé sur l’île.

Soren voudrait que les Bugs enquêtent sur cette jeune fille. Si c’est un Quadilla isolé — comme Graveur — pourquoi vit- elle seule, loin de l’Omicron ? Si c’est un Bug, comment n’a telle pas été détectée comme les autres ? La mort d’Akina pèse lourd sur les épaules de l’immortelle (et du MJ). A-t-elle commis une erreur ? Gladius conseille aux Bugs d’être prudents, car des troupes de l’omicron ont été repérées dans la zone et on ne sait pas ce qu’ils y font.

Les Bugs voyagent dans le Lysistrata fraichement réparé, ce qui est l’occasion de tester le nouveau système de brouillage développé avec l’aide —contrainte — du professeur Lyndberg. Ils débarquent sur Soukhna, visitent un peu et parlent avec les habitants du petit village de pécheurs et rencontrent Dima, la fameuse jeune fille. Elle est calme, intelligente, et semble deviner le font de leur pensée même lorsque les Bugs lui cachent une partie de la vérité. Sous prétexte de lui faire un cadeau, les Bugs tendent vers elle une rose de Philonite, confiée par Sollipsis avant leur départ. La jeune femme s’en saisit, ravie de ce cadeau magnifique, et la rose s’épanouit doucement dans sa main, comme une véritable fleur. Les Bugs ne savent pas quoi penser. Ont-ils trouvé une « sœur » oubliée sur cette île perdue ? Son âge à l’air de correspondre, et l’histoire de la jeune femme est étrange : elle serait « tombée », une nuit, avec les débris d’un hélicoptère qui aurait explosé en vol non loin de l’ile. Cette nuit là, les villageois éveillés par Neferet — le prêtresse du village dont Dima est l’apprentie —et par le bruit des hélicoptères, naviguent vers l’épave pour aider d’éventuels survivants. A leur grande surprise, ils trouvent une jeune enfant, bien sanglée dans un siège, qui flotte au milieu des débris et qui les regarde paisiblement. Devenue une jeune femme, Dima est une sorte de prêtresse pour le village, un peu médecin et médiatrice. Elle a toujours été « spéciale » : elle semble deviner ce que ressentent les gens et elle capable d’apaiser leurs maux et leurs colères, au point de pouvoir même calmer les animaux sauvages. Depuis quelques temps, ses pouvoirs semblent avoir augmenté et changé, et cela la ravi et l’inquiète en même temps.

Après cette rencontre, Les Bugs font un passage dans l’Ombre-Monde pour voir si ils y croisent l’ombre de Dima. Ils trouvent le village en ruine et des cadavres entassés et brulés à la hâte sur la plage. Des coups de feu les guident jusqu’à un petit groupe de soldats de l’Omicron. Trois hommes chassent un jeune homme blessé à travers la foret de cèdres comme si c’était un chevreuil. Les Bugs se débarrassent des soldats par la ruse et soignent le jeune homme grâce aux ombres-pouvoirs. C’est Louaï, le fiancé de Dima dont ils ne connaissaient pour l’instant que le nom. Il leur raconte que les soldats ont écumé toutes les iles de la région pour envoyer les populations dans des « réserves », où on les éduque et ou on les met au travail. Ceux qui ont résisté ont été tué. Louaï a réussi a fuir et a survivre dans la foret quelques temps, mais des soldats viennent parfois se payer « une partie de chasse » au frais des quelques survivants. Le jeune homme n’a jamais entendu parler de Dima. La jeune fille n’a jamais été recueillie par le village. Les Bugs laissent le jeune homme enterrer ses morts et réparer un des bateaux pour tenter sa chance dans un île plus éloignée de l’Empire.

Le soir, les Bugs assistent au rituel décrit dans Visage et tiré de FF10. La jeune femme marche sur l’eau et danse sur les flots calmes qui s’élèvent autour d’elle. D’étranges lumières montent vers les cieux. Lorsqu’elle a fini de danser, les eaux de la baie regorgent de poissons et de crustacés et les villageois font la fête. La jeune fille leur présente ses parents adoptif et son fiancé (dont les bugs ont déjà rencontré l’ombre blessée plus tôt dans la journée). Mya va cuisiner la vieille Neferet qui lui révèle que les pouvoirs de Dima sont devenus plus puissants depuis qu’une étoile filante est tombée dans les ruines englouties, il y a plusieurs mois. Plus tard dans la nuit, le Lysistrata apprend aux bugs qu’ils ont détecté un subzeri de l’Omicron qui fouillait les ruines. Que cherche l’empire dans ces eaux ?

Au petit matin, les Bugs se font transporter en bateau jusqu’à l’une des immenses tours qui émergent des flots. Ils descendent par les anciens escaliers et couloirs, luttent un peu dans les gravats puis sortent enfin dans les ruines englouties. Les bâtiments sont magnifiques, témoins de l’art et de l’artisanat sophistiqués encouragés par le règne d’Hynios. Il passent devant des façades sculptées et des décorées de mosaïques multicolores , des avenues bordées de palmiers, des tours qui s’élèvent vers le ciel comme des aiguilles d’or et d’argent, leurs vêtures aux délicats motifs entrelacés. Sur une petite place, ils croisent une magnifique statue de l’impératrice en majesté. Sur le socle, des plaques de bronze montrent la reine abattant une masse d’ennemis au visages déformés par le vice (les membres de la Cellule), puis la jeune femme être couronnée par des divinités à tête d’animaux. La dernière plaque montre la fondation de la cité : des tours s’élèvent jusqu’au ciel devant ce qui ressemble à trois montagnes stylisées.

Les Bugs ont la sensation d’être observés. D’étranges messages les guident dans leur progression, les écartant des dangers et leur indiquant la direction a suivre. Tous ses messages portent des i et de j décorés de perles de nacre grosses comme des balles de ping-pong. Les Bugs arrivent en vue de trois masses triangulaires : ce n’étaient pas des montagnes sur la gravure, mais les pyramides du Caire qui les toisent du haut de leurs long siècles.

Enfin, ils arrivent en vue du cratère. En bas ,d’étranges êtres les attendent. Les Bugs découvrent le caisson d transport et parlent avec Fluvius. Les Fragiles ne se souviennent de rien à part d’un mot : « Sollipsis ». Quoi ou qui est-ce ? Qui sont les personnages, et pourquoi les Fragiles ne les voient ils pas ? Sélor retrouve aussi son ami aux yeux « fêlés » qu’il a rencontré durant son scénar solo. Les Fragiles expliquent aux Bugs qu’ils qui ont aidé la jeune femme durant son rituel depuis quelques mois. Ils ne savent pas pourquoi, mais ils se sentent attachés à elle. Sa présence les rassure et ils ont envie de lui faire plaisir, ils ont donc utilisé leurs pouvoirs pour répondre aux désirs qu’il pensaient voir en elle : protéger son peuple, les nourrir, les aider.

Les Bugs contactent Sollipsis, qui leur dit qu’elle va rappliquer en vitesse avec son subzeri. Elle débarque donc deux semaines plus tard dans le Gange (ou le Soren One, comme l’on rebaptisé les joueurs) et s’entretient longuement avec la jeune Dima. A la fin de la discussion, elle teste à nouveau la Philonite sur la jeune femme. La rose apparait et s’épanouit dans sa main. Bouleversée, l’immortelle tend l’autre main, ou se matérialise une pierre noire aux multiples facettes — la Resplioïde telle que l’ont vue les Bugs lorsqu’on leur a remise. La pierre réagit, se déforme, mais rien ne se passe. La jeune fille n’est pas un Bug ? Ou il lui manque quelque chose ? Soren est au bord des larmes « Pauvre Akina, murmure t elle, je suis désolée ». Après s’être reprise un peu elle va rencontrer les Fragiles. Elle sert la « main » de Fluvius et une grimace de souffrance passe sur son visage. « Mon dieu, dit elle, que vous a ton fait ? ». Elle parle longuement aux Bugs et leur propose de la suivre à Aquacity. Elle à besoin de réfléchir à tout ça et de faires des tests sur ces êtres étranges, pour comprendre ce qu’ils sont. Les Fragiles suivent l’immortelle pour en apprendre plus sur eux-mêmes. Les Bugs et Soren discutent un peu de ce qu’ils doivent faire de Dima — qui de son coté n’a pas du tout envie de quitter l’île — et les Bugs décident qu’elle pourrait aussi bien de rester ici tant qu’elle se montre prudente et que la Résistance garde un œil sur elle. Deux ou trois des Fragiles veulent également rester auprès de la jeune fille, pour veiller sur elle. Les Bugs font donc leurs adieux à leur « petite sœur » et partent avec Sollipsis pour Aquacity.
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Re: [Imajica] Une nouvelle larme apparait.

Messagepar Muetdhiv3r (Laurent) » 12 Fév 2018, 10:15

Merci pour ces comptes rendus qui regorgent d'idées et de sources d'inspiration...
Je crois qu'il ya une synchronisation des Renaissances en cours car mes bugs jouent l'épreuve des Fragiles (mixée avec Ozymandias) samedi.
Coïncidence ? Je ne crois pas !
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Re: [Imajica] Une nouvelle larme apparait.

Messagepar imajica » 13 Fév 2018, 21:03

Merci, ça me fait plaisir si ça peut être utile. De mon coté les rapports des autres tables m’inspirent aussi souvent pour mes parties.

Je travaille à la suite pour essayer de jouer ça dans deux ou trois semaines. Je prévoit un nouveau coup d’éclat de Mordyns (peut être son dernier) avant la session du Conseil à Aquacity où l’on doit — entre autre — évoquer son cas. Du coup, elle va carrément essayer de faire sauter le subzeri du Conseil avant qu’il n’arrive. Mais les Bugs seront là pour empêcher ça bien sur. Ils auront juste le temps de se réjouir de leur victoire avant de se faire attaquer par les Quadrillas. Le sort de Gladius sera probablement décidé par l’attitude des Bugs. S’ils se défoncent pour le sauver, il survivra et sera seulement blessé. Sinon… nous verrons.

Si il y a bien synchro, la Terre sera donc peut être doublement libérée (délivrée) avant l’été ^^. Double bottage de cul pour l’Omicron, c’est deux fois plus de plaisir. Il me tarde de lire ce mix Fragiles/Ozymandias en tout cas.

------

J’en profite pour partager les règles — totalement arbitraires — que je me suis donné pour nommer les subzeris et plus tard les vaisseaux spatiaux. Ca peut toujours servir. L’inspiration vient en partie de recherches rapides sur Wikipedia, de mon amour pour Babylon 5 et de l’idée que c’est probablement les ingénieurs indiens d’Aquacity qui fabriquent les plus gros vaisseaux et subzeris.

Pour les subzeris :
> Petits subzeris d'exploration, à vocation généralement scientifique : noms de philosophes (Heidegger, Zénon, Russel, Aristote, Kant, etc...)
> Subzeri d'attaque de taille moyenne : noms issus de la mythologie grecque, de préférence féminins (Lysistrata, Diane, Daphné, Galatée, Io, Psyché...)
> Gros subzeri d'attaque et transporteurs lourds : noms de fleuves indiens (Gange, Indus, Narmada, Padma, Gomti...)

Pour les vaisseaux :
> Frégates, vaisseaux de taille moyenne : adjectifs en français (Le Redoutable, L'indomptable, Le Féroce, Le Terrible, Le Défiant, Le Foudroyant...)
> Croiseurs, vaisseaux de grande taille : noms de divinités hindoues (Parvati, Shakti, Surya, Brahma, Dourga...)
> Transporteurs civils de petite taille : noms de fleuves terriens (Dordogne, Vistule, Mississipi...)
> Transporteurs civils de grande taille : noms de pays ou de régions de l'ancienne Terre (Lituanie, Catalogne, Sénégal, Gelderland...)
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Re: [Imajica] Une nouvelle larme apparait.

Messagepar Gambbler (Vincent) » 13 Fév 2018, 21:52

Attention, Gladius DOIT mourir...
pour une raison simple...C'est l'intro de Sens Mort, c'est également la raison qui fait que les Quadrilla ne peuvent survivre...et enfn, s'il survit, les bugs auront toujours un referent au dessus d'eux...ils ne seront pas maitres de leur destin...et donc, ils n'auront pas le poids des responsabilités qui leurs tomberont dessus....
Autant, je ense que Sauveuse peut survivre....mais lui il doit mourir...cela change enormement de choses s'il survit et aucunes pour le mieux....
Ce n'est que mon avis mais je pense que la saveur de la suite est toute autre et bien plus insipide s'il survit...

De plus cela risque de conduire à la survit des quadrilla de rebirth...et de peter aps mal de chose en terme de questionnement pour le quadrilla de la table ainsi qu'enlever enorement de profondeur à Météore.
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Re: [Imajica] Une nouvelle larme apparait.

Messagepar imajica » 14 Fév 2018, 20:54

Il me semble avoir lu qu’il restait en vie sur certaines tables, et je ne suis pas sur d’adhérer à tes arguments.

- Les Bugs auront toujours un référent au dessus d’eux. Ce sera le cas que Gladius survive ou pas, car sur Séléné ils arrivent avec Chrysaor Orion, Sollipsis et Finlongfinger qui reste jusqu’à la fin du livre. Ce n’est qu’à la fin de Sens Mort que les Bugs deviennent véritablement maitres de leur destin je pense.

- Je ne vois pas en quoi la mort ou non de Gladius changerai le destin des Quadrillas. Si ils le blessent gravement, les Bugs seront déjà suffisamment remontés contre eux pour vouloir en découdre. Et de toutes façons il me semble que dans le livre les Quadrillas — hormis Kranisten — ne meurent pas sous les coups des Bugs mais en attaquant l’Omicron.

- Je ne comprends pas le lien avec les questionnements du Quadrilla. Peut tu développer ?

Dans mon idée, si Gladius survit, il sera grièvement blessé — peut être handicapé — et n’aura plus vraiment de responsabilités après la fin de Renaissance. Il restera sur Terre et vivra pépère, ou diminuera et finira aigri et amer pourquoi pas ?

Je suis conscient que ma réticence à tuer Gladius est purement liée à Mya. J’ai déjà tué son amoureux dans Akina — et m’en excuse encore, Cf. le Solo de Mya — si je tue en plus son père adoptif elle n’aura plus de PNJ auquel elle est lié. Je pense que ce genre de questionnement fait aussi partie du jeu, à quel point je tord ou non les choses — dans le jeu et en moi-même — par amour pour les gens que j’ai amené avec moi dans ce voyage. Ne suis-je pas le traitre moi aussi après tout ?

Et pour finir je ne comprends pas trop ce désir de jouer Mort avant Mort. Dans Renaissance il y a déjà de la baston, des trahisons, la réalisation pour les Bugs qu’ils ont commis une grande erreur à propos des Quadrillas… c’est bien assez pour moi. Ils auront tout le temps de souffrir sur la lune.
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Re: [Imajica] Une nouvelle larme apparait.

Messagepar Gambbler (Vincent) » 15 Fév 2018, 00:03

Tout ce qui compte vraiment c'est que tu fasses comme tu penses être le mieux.... Les questionnements des quadrilla seraient largement diminués si les quadrillas survivaient....

Je suis peut être un peu trop by the book....
Quant à Séléné, des le début soren disparaît, Flf disjoncté donc et n'est plus que l'ombre de lui même.
chrysaor ne peut être le meneur puisqu'il est très très pris par ses obligations politiques selon moi il est juste assez présent pour emmener les Bugs aux jeudi brandy et se lier à eux avant de mourir.... (non on le laisse pas survivre !!!!:-p )
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Re: [Imajica] Une nouvelle larme apparait.

Messagepar imajica » 15 Fév 2018, 20:30

Après j’avoue, c’était peut être pas une bonne idée de laisser Julie Andrews maitriser une table de Sens…

    Moi meneur de jeu (entouré d’arcs en ciel et d’oiseaux qui chantent) : « Tout le monde reste en vie. Et en plus… tout le monde à droit à une bonne crème glacée ! Maintenant, qui veux danser avec des ramoneurs ? » xD

Tu as raison, les « leaders » à Sens Mort n’en sont déjà plus. Mais ne t’inquiète pas, les Quadrillas vont y passer.
À ce moment, deux personnes entrèrent dans la pièce. Le premier demanda au second qui était l'homme qui était assis là-bas. Le second répondit : "Certains disent que c'est un homme saint. D'autres disent que c'est un con."
Entendant cela, l'homme fut illuminé.
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